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Reglementaire

Téléconsultation en officine : rémunération des pharmaciens

on
30 septembre 2019

La rémunération des pharmaciens pour leur implication dans le déploiement de la télémédecine est enfin officialisée.

L’avenant n°15 à la convention nationale du 4 mai 2012 « organisant les rapports entres les pharmaciens titulaires d’officine et l’assurance maladie » a été approuvé par l’arrêté du 2 septembre 2019, et publié au Journal officiel le 6 septembre dernier.

L’accord, signé le 6 décembre 2018, définit « les conditions dans lesquelles les pharmaciens pourront contribuer à la réalisation d’actes de téléconsultation à partir de leur officine ».

Télémédecine ou téléconsultation ?

télémédecine

Selon le ministère de la Santé, la télémédecine regroupe en fait 5 actes différents :

La téléconsultation : c’est une consultation en ligne par un médecin, en contact direct avec le patient via des outils connectés et vidéoconférence.

La téléexpertise : c’est un échange entre médecins, pendant ou en dehors d’une consultation, lorsque l’avis d’un confrère est jugé nécessaire par le médecin examinateur.

La télésurveillance : permet à un médecin d’accéder et d’interpréter des données recueillies sur le lieu de vie de son patient.

la téléassistance : est l’intervention à distance d’un autre médecin durant un acte effectué par un confrère.

La régulation : c’est le travail du 15 par téléphone, qui réalise un premier diagnostic et oriente le patient vers la prise en charge adéquate.

La « télémédecine » à l’officine est donc une « téléconsultation ».

La téléconsultation vue par les pharmaciens

D’après une étude parue en juillet dernier par Direct Média et Les Échos, seuls 25 % des pharmaciens interrogés envisagent de proposer la téléconsultation dans leur officine.

Parmi ces pionniers, 40% pensent équiper leur zone de confidentialité, 30% se limiteraient à un logiciel de visioconférence, et 11% feraient appel à des cabines toutes équipées.

Un des freins avancés au déploiement de la téléconsultation est l’investissement jugé trop important par les officinaux : local fermé, logiciel de videoconférence, otoscope et stéthoscope connectés, oxymètre et tensiomètre. Également pointé du doigt, le montant de la rémunération accordée par l’Assurance maladie est jugé trop faible.
La téléconsultation demande du temps au pharmacien, qui se charge de la prise de contact avec les médecins, et de l’accompagnement du patient pendant et en marge de la consultation. La problématique de manque de personnel dans les officines pourrait freiner le développement de cette nouvelle pratique.

Téléconsultation : où en est-on un an après son déploiement ?

L’assurance maladie misait sur 500 000 actes en un an. Depuis le lancement le 15 septembre 2018, 60 000 téléconsultations ont été réalisées. Des débuts timides, mais qui devraient trouver un nouveau souffle.

En effet, l’approbation de l’avenant 15, inscrite dans l’arrêté du 2 septembre 2019, officialise la participation des prémunération des pharmaciensharmaciens à la téléconsultation en officine.

Les pharmaciens seront chargés de mettre à disposition le matériel nécessaire à la téléconsultation, de leur organisation avec les médecins, et de la réalisation de certains gestes nécessaires à l’examen clinique.

 

La rémunération du pharmacien

 

L’assurance maladie prend en charge une partie de l’équipement dans lequel a investi le titulaire, par un versement de 1 225 € la première année, 350€ les années suivantes.

Ces fonds seront versés sous réserve que, les trois premières années, l’équipement de l’officine soit déclaré en ligne, puis qu’au moins une téléconsultation soit réalisée par an.

La rémunération (annuelle) du temps que dédie le pharmacien aux téléconsultations dépend de leur nombre :

  • 1 à 20 téléconsultations par an : 200 €
  • 21 à 30 téléconsultations par an : 300 €
  • Plus de 30 téléconsultations par an : 400 €
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